Lorsqu’on invoque ce que l’Art nous transporte, on pense tout de suite à la Beauté.

Les amateurs d’œuvre d’art se voient facilement comme des personnes qui étudient une œuvre d’art pour pourvoir et inciter leur amour de la beauté.

C’est une recherche qui est permise, qui enjôle celui qui l'expérimente et il est facile à partager. Mais c’est seulement la face apparue de l’iceberg car l’art peins toutes les faces de l’humanité. Et les êtres bienveillants ne sont pas que raffinement.

Beaucoup des émotions humaines sont moins pacifiques. Elles découlent de mouvements profondément ancrés qui s’articulent généralement autour de l’érotisme, de la violence et des paniques profondes, « anciennes », de l’être humain.

L’Art pulsionnel est le produit de ces désirs puisqu’il les dit et leur donne corps. Mais ce faisant, il les façonne car il les matérialise pour ouvrir une conversation avec cette part sombre de l’humanité et ainsi la discipliner, la tenir à intervalle.

 

La libération du désir

Une tendance forte de l’art du Contemporain quant à l’expression du corps, eu égard à la sensualité. Cette interprétation de la sensualité ne peut être marginale dans l’équivoque du corps en art nouveau.

On est à même d'espérer pas mal de confidences de la part des avant-gardes artistiques puis de l’art du Contemporain, dans l’exact rapport où l'allégorie de la psychanalyse marqua l’ouverture du vingtième siècle qu’elles ont traversé. Le désir, la libido, d’occultés qu’ils étaient avant, sont évolués des lieux communs de nos entendements. Examiner désormais cette zone par le trampoline qu’offrait la psychanalyse, ce fut même l’activité qu’André Breton, initiateur de la psychanalyse en France, assigna d’abord à l’art.

 Cette inspiration qu’on ne pouvait plus écrire ou évoquer comme avant Freud, dès le début des années 1920, annonce l’autorité spirituelle d’André Breton, goethéenne si l’on pense à la puissance d’intuition d’un autre chef de file, soit dit en souvenance.

 

 

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